[ Relier le corps et l'esprit ]
L'OEUVRE
Cette œuvre interroge le lien intime entre le corps et l’esprit, une dissociation devenue banale dans nos vies contemporaines, et appelle à leur réconciliation. Sur un fond vibrant et organique, presque pulsatile, une figure hybride semble en suspension, mi-humaine mi-symbolique, dans un état de transition profonde. Les yeux clos, elle ne fuit pas vers le haut mais plonge vers l’intérieur.
Dans sa main, un casque d’astronaute abandonné renverse le symbole classique de l’exploration spatiale : le véritable voyage n’est plus extérieur, mais intérieur. Ses ailes composées de fleurs de lotus évoquent l’éveil et la transformation, rappelant que le lotus s’élève lumineux tout en prenant racine dans la vase. Derrière sa tête, un troisième œil rayonnant ouvre une perception silencieuse au-delà du visible. Un serpent s’enroule autour de son corps, tel une kundalini ascendante, reliant matière et conscience, instinct et spiritualité, dans un mouvement d’équilibre et de circulation énergétique.
À la base, une végétation dense et foisonnante — nénuphars, fleurs ouvertes et formes organiques — représente le chaos fertile du vivant, le monde des racines et des instincts. Le contraste entre le fond orange incandescent et les tons bleus apaisés souligne la tension fertile entre énergie brute et sérénité intérieure.
La figure centrale devient le point de jonction fragile entre deux polarités qui ne s’opposent plus, mais dialoguent. L’élévation n’est pas un abandon du corps, mais une façon de l’habiter pleinement.

L’ARTISTE
MACFEB
Artiste pluridisciplinaire, MACFEB puise son inspiration aussi bien dans la Renaissance italienne et l’impressionnisme que dans le Pop Art et le Street Art. Il est particulièrement sensible à la force des couleurs du Pop Art et à sa capacité à détourner le marketing et la surproduction pour les ramener dans le quotidien.
Fasciné depuis toujours par l’art urbain, des premiers writers aux muralistes contemporains, il aspire à inverser le regard : faire descendre l’art des musées et des galeries vers la rue. Pour lui, le Street Art est avant tout l’art dans la rue, accessible à tous.
« Omnivore visuel », il capte tout ce qui l’entoure — publicité, jeux vidéo, comics, mangas, images internet ou tableaux classiques — et le réinterprète à l’aide des nouvelles technologies. Issu de la Génération Y, il mêle culture geek, bande dessinée et street art dans des compositions foisonnantes.
Ses œuvres recyclent plastiques et déchets du quotidien pour leur donner une seconde vie. Elles déploient des univers dystopiques où narration épique, poésie et réflexion philosophique se rencontrent, avec pour ambition de transmettre de l’émotion et d’inviter à penser le futur.